jeudi 28 janvier 2010

De l’utilité et des délices des préliminaires (1. Le choix de la matière)

Commençons donc par le commencement.

De même que l’on prépare déjà le repas en choisissant ses ingrédients, un nouveau projet de tricot s'inaugure dans le choix des matières, du modèle et des outils qui détermineront radicalement le résultat final. Une évidence qui n’en rend pas plus facile la tâche du débutant qui se retrouve, au mieux, devant un rayonnage de pelotes inconnues, au pire, devant son écran bien muet et qui se demande si finalement c’était une si bonne idée que ça…


Quelques éclaircissements semblent donc s’imposer.

Tout d’abord voici quelques éléments pour choisir son fil à tricoter en se penchant sur les matières qui le composent :


  • Les matières naturelles 

Elles peuvent être d’origine animale comme la laine de mouton, d’alpaga, de chèvre angora (appelée mohair et Kid mohair), de lapin angora, de chameau, le cachemire et la soie, pour les plus courantes,  ou d’origine végétale comme le coton, le lin ou encore le chanvre.


  • Les matières artificielles 

Viscose de cellulose, de bambou, tencel (à partir de bois), seacel (à partir d’algues) ou encore fil réalisé à partir de protéines de lait. Ce sont donc des matières naturelles traitées chimiquement pour obtenir de nouvelles propriétés [ainsi, contrairement à la publicité qui en est souvent faite, le bambou en tant que fibre est effectivement un matériau écologique dans la mesure où il pousse très vite et sans engrais, mais sous forme de viscose il perd une grande partie de son intérêt environnemental…].


  • Les matières synthétiques 

Elles sont issues des dérivés pétrochimiques et rentrent dans de nombreuses compositions de fils pour les rendre moins chères, plus solides et plus facile à entretenir. Le polyamide, ou nylon, sert ainsi souvent à renforcer les laines à chaussettes à hauteur de 10 à 25%. Les fibres acryliques, moins résistantes, apportent élasticité, gonflant (parfois douceur pour les microfibres) au mélange. Malgré ces propriétés intéressantes, ces matières ont souvent un toucher bien moins agréable que les matières naturelles : elles crissent, boulochent, sont moins chaudes et risquent de faire transpirer. Enfin, hormis les qualités qui réutilisent les matières plastiques recyclées, elles ne participent pas au développement durable.

 

(la suite au prochain épisode...)

3 commentaires:

Euriell a dit…

Très jolie photo, toute en couleurs.. Elle donne envie de découvrir ton monde et tes idées.
Je t'embrasse.

solenn a dit…

Premier commentaire!!!
Je pense que ça se fête....

Amy Prior a dit…

I wish I could speak French but I enjoy your pics! x

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